jeudi 25 août 2016

L'accord de paix, un premier pas vers la nouvelle Colombie


Communiqué du Parti Communiste Colombien
25 août 2016

La conclusion des accords à la Table de discussion de La Havane est le fait le plus important de la vie du pays. La joie est légitime, c'est le triomphe de la solution politique, du dialogue constructif et la perspective de voir la signature définitive concrétiser la fin de la confrontation militaire entre le gouvernement et les Farc-Ep. Aujourd'hui, le président a décrété le cessez-le-feu définitif à partir du 29 août 2016 à 0h00. La première loi à approuver après le plébiscite sera celle qui contemple l'amnistie et la grâce.

Le Parti Communiste Colombien se félicite de ce succès, atteint après quatre ans de conversations complexes qui se sont terminées positivement. Nous voici maintenant dans la partie la plus difficile qui concerne l'ensemble du peuple et qui engage toute la société colombienne à se mobiliser et à veiller sur l'exécution des accords et le respect attentif des délais convenus.

La première tâche, et la plus importante, sera la réalisation du plébiscite du 2 octobre et la mobilisation patriotique et citoyenne pour soutenir avec le OUI ces accords qui dégagent des horizons de changements démocratiques, de réformes sociales et d'intervention populaire pour décider, en tant que constituant primaire, un nouveau cap pour le pays. 

La longue lutte pour la paix avait pris une nouvelle direction, il y a 36 ans, avec l'appel du treizième congrès du Parti Communiste Colombien, alors en plein état de siège sous "statut de sécurité", à rechercher une solution politique au conflit interne. Les accords de l'époque constituèrent un préambule important bien qu'ils aient été contrariés par la contre-offensive militariste. Des milliers de communistes, de militants et militantes de l'Union Patriotique et d'autres groupes de gauche, ont ensuite péri, victimes d'extermination. Aujourd'hui, la société entière doit regarder avec bon sens, détermination et optimisme la possibilité de terminer le long chapitre de la guerre avec un engagement de Non-Répétition.

En effet, le Parti Communiste Colombien accepte la proposition de l'Introduction de l'Accord Final qui appelle "à concerter un grand ACCORD POLITIQUE NATIONAL afin de définir les réformes et les ajustements institutionnels nécessaires pour répondre aux défis que la paix présente, en mettant en route un nouveau cadre de vie politique et social", suite au plébiscite, et interroge l'unité la plus large de la gauche, du mouvement social et des forces démocratiques pour un nouveau Pacte historique.

Salutations au gouvernement révolutionnaire de Cuba pour son soutien inconditionnel et sa solidarité, au gouvernement de la Norvège, au Venezuela bolivarien, au gouvernement du Chili, à la CELAC et aux gouvernements participants à la vérification, à l'UNASUR, au Forum de Sao Paolo et à la solidarité internationaliste qui salue aujourd'hui ce mémorable événement.

Parti Communiste Colombien
Comité Exécutif
Bogotá DC, 25 août 2016




lundi 27 juin 2016

Paix en Colombie



De Paris et de sa région, nous, européens, français, latino-américains, tenons à exprimer notre joie immense suite aux accords de paix signés à la Havane - République Socialiste de Cuba -, entre le gouvernement colombien et la guérilla des FARC-EP ce jeudi 23 juin 2016. Sans aucun doute, cette date restera gravée dans l’histoire de la Colombie et de l’Amérique Latine.

L’accord met fin à une confrontation armée de plus de cinquante ans. Il ouvre le sentier par lequel pourront cheminer les colombiens et les colombiennes, ceux et celles d'aujourd'hui et des générations futures, pour semer la paix, construire une société plus juste qui réponde aux aspirations des grandes majorités, une société où règnent la tolérance et le bien-vivre, et où la violence sera définitivement bannie.

Nous saluons cet accord, mais nous attendons avec optimisme que des accords avec l’ELN et les autres groupes insurgés soient signés, afin de mettre définitivement fin à la longue nuit de la violence en Colombie et afin de pouvoir déclarer cette région comme territoire de paix, libre de bases militaires et de tout type d’armes.



Nous t'invitons à exprimer ton soutien en envoyant ta signature à :manuelsalam@yahoo.fr




Desde París y su región los abajo firmantes europeos, franceses, latinoamericanos queremos expresar nuestra inmensa alegría por los acuerdos de paz alcanzados en La Habana, República Socialista de Cuba entre el gobierno colombiano y la guerrilla de FARC EP el pasado 23 de junio del 2016, fecha que sin duda quedará grabada en la historia de Colombia y de Latinoamerica.

Dicho acuerdo pone fin a una confrontación armada vieja de más de cincuenta años y abre el sendero por donde podrán transitar los colombianos y las futuras generaciones sembrando paz, construyendo una sociedad más justa que responda a las aspiraciones de las grandes mayorías, en donde la tolerancia y el buen vivir reinen y la violencia sea definitivamente desterrada.

Saludamos este acuerdo pero esperamos con optimismo que prontamente se logren acuerdos con el ELN y los otros grupos insurgentes para así ponerle definitivamente fin a la larga noche de la violencia en Colombia y entonces poder declarar esta región como un territorio de paz libre de bases militares y de todo tipo de armas.

 
Te invitamos a expresar tu apoyo con tu firma a este correo: manuelsalam@yahoo.fr





Les premiers signataires / Primeros firmantes:

Jose Azparrent. Parti Communiste Péruvien. Francia
Maria Baresch
Andrea Barrera Téllez
July Milena Calderón Segura
Cristobal Danilo Campos 
Maia Campos Testa
Claudio Chacha
Jean-Jacques Demont
Abid El Khattabi. Union Locale CGT de Nanterre
Olmedo Fernandez
Alvaro Hernán Forero Hurtado
Igor Giraldo 
Manuella Haenel 
André Jude
Marie-Claude Lemercier
Alvaro Luna Porras
Paulina Macias
Catherine Marchais
Jose Luis Martinez
Lydia Molina
Bruno Muel 
Monique Murga. Les Amis des Sans-Terres. France
Jean-Pierre Page
Virgilio Ponce
Andrea Quejuan (Actrice)
Patricia Quintero Cabrales
Jean-Pierre Reau
Andy Reyna
Maigualida Rivas Santana. Cercle Bolivarien de Paris
Marco A. Rodriguez Arce. Parti Communiste du Pérou Patria Roja. Francia 
Manuel Salamanca Huertas
Elie et Claire Sciutto 
Natalia Valencia
André Veraert
Gregorio Yong Vivas


mercredi 27 avril 2016

1er mai 2016. Appel de l'ALBA













1ER MAI 2016 : APPEL DE L’ALBA 

Alternative Bolivarienne pour les Peuples d’Amérique 
 Non à l’ingérence putschiste en Amérique Latine 


Le 1er Mai constitue un moment unique pour rappeler la nécessité de renforcer la lutte commune contre les politiques qui nuisent à la survie de la planète, aux droits des peuples et à l’ensemble des femmes et des hommes qui vivent ou mal-vivent de leur travail.

Manifestons pour la souveraineté de nos peuples : Pour le respect de la démocratie et contre le coup d’état parlementaire au Brésil qui cherche à évincer la présidente Dilma Roussef, contre les tentatives de déstabilisation au Vénézuela et en Argentine, pour l’accès à la mer de la Bolivie, la défense de l'eau comme droit essentiel, le respect des droits du peuple mapuche au Chili, la fin effective du blocus assassin contre Cuba et la lutte contre la corruption au Pérou et au Mexique.

Dénonçons les assassinats de leaders, militant-e-s, défenseur-e-s des droits humains et de la Terre-Mère dans nos pays, particulièrement en Colombie et au Honduras. Restons vigilants et faisons barrage aux paramilitaires et à l’extrême droite, prête à tout moment à revenir aux années de terreur, à semer la haine et la mort.

Affirmons d’une manière particulière notre solidarité avec les équatoriens et équatoriennes victimes du tremblement de terre dévastateur du 16 avril, comme avec toutes et tous les réfugié-e-s climatiques victimes du manque de volonté politique pour faire face au réchauffement de la planète.

En France, avec les syndicats qui bataillent pour la défense du Code du Travail et avec le mouvement #NuitDebout qui s’étend sur les places publiques, en cette journée internationale de convergence des luttes, marchons ensemble et affirmons dans les rues de Paris, notre engagement pour l’émancipation du travail, l’émergence d’un présent de justice sociale et de paix, avec une perspective d’avenir où l’humain l’emporte sur le capital, dans le sillage et l’esprit de l’ALBA.

Collectif ALBA-FRANCE, Consejo Pro-Bolivia Francia, Collectif des Péruviens en France, SOLIFRAVEN, Alerte Honduras, Argentinos para la Victoria, Argentinos en el Exterior, Action Artistique InterCulturelle (AAIC), Radio Latinos International, Federación Pacarí, Raíces Cubanas, Cercle Bolivarien de Paris, Coordination des Cubains en France, Cuba Si France, France Cuba, Comité de soutien à la Révolution citoyenne, Collectif Entre Amis, Comité d’Information sur l’Amérique Latine de Nanterre, Coordination Populaire Colombienne à Paris, Collectif Paraguay, Amis du MST France, Mouvement Démocratique du 18 mars (MD18), Cellule PT/Paris, Nuevo Concepto Latino (Chili)

Pour signer l’appel et infos sur le lieu de RV :
11 rue du Faubourg Saint Antoine. Paris XIIème à 13h00
albafrance@gmail.com
06.98.44.34.81 José Luis
06.81.27.18.05 Manuel
06.87.41.95.48 Fredy






lundi 25 avril 2016

La Résistance en Colombie. Mardi 3 mai à l'Agora de Nanterre

La Resistance en
Colombie



Dans le cadre du MOIS DE LA RESISTANCE, la délégation de l’UNION LOCALE CGT de Nanterre partie en COLOMBIE vous invite à une soirée de restitution avec débat sur le processus de paix en cours de négociation à La Havane entre le gouvernement et les FARC-EP. Echanges avec des militants de l’Amérique Latine sur les différentes phases de lutte du peuple colombien pour la démocratie, la liberté et le respect de la dignité humaine.


MARDI 3 MAI – 19h00

AGORA DE NANTERRE

Maison des initiatives citoyennes

20 rue de Stalingrad

RER NANTERRE VILLE



   

mercredi 23 mars 2016

COLOMBIE. Suite à la vague d’assassinats

COLOMBIE. Suite à la vague d’assassinats, des leaders socio-politiques et des défenseurs des droits humains lancent un SOS au Parlement Européen

Eliécer Jiménez Julio, Ginebra, Suiza | 22-03-2016 |
 Trad° C.M pour le CIALNANTERRE | 23-03-2016 |

Des dirigeants, des organisations politiques, des organismes de défense des droits humains en Colombie et en Europe ont envoyé un SOS au Parlement Européen afin de dénoncer l’escalade de violence et de violations des droits humains commises ces derniers jours, de manière croissante, contre des personnes membres d’organisations sociales de gauche en Colombie : Assassinats, disparitions, déplacements forcés et menaces contre des membres du Parti Communiste Colombien, de la Marche Patriotique, de l’Union Patriotique et d’autres leaders sociaux.

La lettre, signée entre autres par Aida Avella (Présidente de l’Union Patriotique), Diego Martinez (Secrétaire exécutif du Comité Permanent pour la Défense des Droits Humains –Colombie- CPDH), Viviana Vieira (Pôle Démocratique Alternatif –PDA- en Europe), Hugo Orejuela (Marcha Patriotique en Belgique), souligne que « Ces trois derniers mois, dans notre pays, les assassinats, les disparitions, les déplacements forcés, les menaces contre les leaders et leurs enfants, contre le Parti Communiste, la Marche Patriotique, l’Union Patriotique et les leaders sociaux, nous font penser que l’extrême droite, opposée à la recherche de la paix avec justice sociale, a déjà commencé l’extermination que nous craignions tant. En tout, 54 agressions contre des leaders de ces partis et mouvements ont été enregistrées, soit 2 agressions par jour entre menaces, attentats, assassinats, montages judiciaires et poursuites. Ce dernier mois, la situation a empiré, avec 32 personnes assassinées en tout parmi lesquelles 17 appartiennent à des mouvements politiques et sociaux et 15 personnes ont été assassinées dans le cadre des actions qu’on appelle de manière sinistre le « nettoyage social », et qui est une stratégie de terreur pour contrôler les communautés ». 

Le communiqué a été envoyé entre autres aux Députés européens : Josu Juari-Bildu ; Javier Couso – IU ; Marina Albiol – IU ; Lola Sanchez – Podemos ; Miguel Urban – Podemos ; Tania Gonzalez – Podemos ; Helmut Scholtz – Die Linke ; Richard Howitt – UK ; Ana Gomes – Groupe de l’Alliance Progressiste ; Maite Pagazaurtundúa - UP et D; Jordi Sebastia – Groupe des Verts / ALE ; Ernest Ursatun - Groupe des Verts / ALE ; Josep-Maria Terricabras - Groupe des Verts / ALE. 

Cette communication souligne que ces derniers jours, « les agressions ont eu lieu dans 15 régions colombiennes (Santander, Putumayo, Antioquia, Arauca, Atlántico, Boyacá, Cauca, Chocó, Córdoba, Cundinamarca, Meta, Norte de Santander, Sucre, Sur de Bolívar y Buenaventura). Ce qui attire notre attention, c’est que l’escalade de violence coïncide avec les zones prioritaires pour la mise en œuvre du post-accord déterminé par le gouvernement national et le PNUD ». 

La lettre est également signée par des organisations comme le Comité Espagnol des DDHH en Colombie COMADEHCO, l’agence de presse Nueva Colombia – ANNCOL de Suède, le groupe RAICES – Dublin (Irlande), l’Observatoire DDHH-U Distrital Bogotá (Europe), « On y va -Globalisons la solidarité » (Suisse), AIPAZCOMUN (Suisse), la Coordination Populaire Colombienne à Paris (France), l’Association Jorge Adolfo Freytter Romero qui expriment leur préoccupation : « Avec ces morts et ces agressions contre des représentants de partis et de mouvements d’opposition, avec la multiplication de ces faits alors que se rapproche la signature et la mise en œuvre des accords de paix, nous n’avons plus de doute sur le message de terreur qu’envoie l’extrême droite et nous craignons que ce soit le début d’une vague de violence et de mort, semblable à celle vécue par l’Union Patriotique ». 

La Marche Patriotique au Pays basque, l’Association Jaime Pardo Leal en Suède, l’Union Patriotique en Suisse, le groupe des Constituants Exilé-e-s Persécuté-e-s par l’Etat colombien en Europe, le Comité d’Information sur l’Amérique Latine de Nanterre en France signent également le communiqué en affirmant : « Chaque fois qu’ils assassinent un membre d’un parti politique ou d’un mouvement social, ceux qui envoient les assassins cherchent non seulement à semer la terreur mais aussi à faire croire au pays et aux groupes de guérilléros qui sont disposés à laisser les armes, qu’il n’est pas possible d’être dans l’opposition démocratique en Colombie. Les auteurs intellectuels et matériels de ces crimes se trompent, le processus de négociation de paix doit continuer, c’est pourquoi nous devons stopper cette situation de toute urgence ». 

Le courrier aux eurodéputés exprime : « Face à cette situation grave, nous demandons respectueusement et de manière urgente, une intervention du Parlement Européen et de votre part, afin d’alerter, de rendre visible et de freiner cette guerre sale contre les dirigeants populaires, car nous croyions que cela peut être le début d’un phénomène semblable au génocide de l’Union Patriotique, qui avait également succédé à un processus de paix avec les FARC-EP ».

Il est important d’indiquer que le parlement européen connait la situation en Colombie et l’accompagnement du processus de paix négocié entre le gouvernement colombien et les FARC-EP (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie – Armée du Peuple). C’est pourquoi les signataires ont considéré pertinent de s’adresser à cet organe législatif européen pour demander un soutien suite aux événements récents qui mettent en danger le processus de négociation. Ils viendront prochainement devant les eurodéputés pour expliquer l’escalade de violence contre les partis politiques de gauche et les leaders sociaux et on y espère la tenue d’un débat à ce sujet dans les prochains jours. 

Différents courriers dénonçant les violations graves des droits humains en Colombie sont remises à différents gouvernements et parlements de pays et d’Etats européens. Le CPDH a interpellé le Haut Commissariat pour les Droits de l’Homme des Nations Unies dont le siège est à Genève, en Suisse. On demande également à l’Union Européenne qu’elle exige du Gouvernement colombien l’application de la clause signée dans les TLC (Traités de Libre Commerce) portant engagement de respecter et veiller sur les droits de l’homme en Colombie, et particulièrement, de garantir la vie et les libertés de l’opposition politique et sociale sans criminaliser le mouvement social ou être complice des assassinats des leaders, ce qui a lieu en ce moment, et que soit créée une commission de haut niveau pour enquêter sur ces crimes et punir les coupables liés à l’extrême droite et ennemis de la Paix avec Justice Sociale. 

Source : Tercera Información